tada !

note blog finale retaillée

Et voilà ! Premier strip inédit , on commence !

Alors ? Qui trouvera qui est notre invité mystère ?

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Good Job Baby.

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Et place au neuf qui sent bon le Printemps !

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J’ai encore un peu Peur.

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J’ai encore un peu Peur.


La pluie sur les volets, tellement forte, puissante et instable. J’angoisse à l’idée qu’elle traverse si facilement toutes formes de barrières. C’était comme si j’étais le volet, et que la pluie représentait les troubles. Ils pénètrent si facilement, s’engouffrent en vous et vous oppressent. Vous avez du mal à vous en défaire, ils laissent toujours une trace humide et impalpable. La pluie n’est pas passé. Je me suis endormie. Elle s’est arretée de tomber,en douceur, calme, et sérénité.

Vieux portrait de moi par Léon.

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L’apprentissage et la Mortadelle.


L’apprentissage et la Mortadelle.

L’enfance est un passage rituel dans la vie d’un être vivant. C’est la phase vitale où l’on apprend sur soi, la phase où l’on apprend l’essentiel sur notre moi, pas le plus important, mais l’essentiel. On apprend à se servir de son corps, on apprend ce qui nous est primordial pour survivre. Puis, naïf, on apprend la conscience, les bêtises, la douleur et les rires. On subit les choses de la vie en jouant au cerceau. Jusqu’au jour où l’on réalise que certaines choses qui se sont passées n’étaient pas normales, qu’on a raté le coche, et que si notre copine Amélie pleure ce n’est pas pour sa poupée mais pour son papy. Alors on prend conscience de la mort, de la traitrise et des sentiments. Tout à coup, on a peur du monstre sous le sommier, des vers dans les pommes, de la cruauté de sa soeur, et de son père. Le réconfort familial devient une épreuve de tout les jours. Pour surmonter sa peur, on s’invente un caractère fort et une carapace branlante faite de livres merveilleux, d’amis imaginaires et puis réels, et enfin d’une maturité trop tôt acquise. On apprend la solitude, on la déteste puis la préfère à toute chose. Et on ouvre les yeux sur une nouvelle réalité. Nos yeux sont neufs, la vie aussi. Notre vision et nos pensées évoluent dans un repère différent avec de nouvelles unités, pas meilleures, mais différentes. On découvre que la mortadelle n’est pas un fromage mais un mixage de rognons, d’intestins et de paroi, d’autres chutes et abbats, que finalement la vie et les maths sont utiles, et l’on apprend à comprendre, puis à pardonner. Un jours alors quelqu’un m’a dit que si ma fleur préférée était le coquelicot c’était qu’un jours je comprendrais le sens de la Vie. Je n’ai toujours pas compris, mais je m’approche pas à pas. Deux en arrière, trois en avant. Je ne suis pas très famille, mais je suis sociable. Je laisse aujourd’hui les gens traverser ma vie, je les regrette un moment et puis je comprend enfin que, ce sont les meilleurs qui restent.

Et voici la famille que l’on choisit.

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Bain de pensées, silence et bruit.


-Bain de pensées, silence et bruit-

L’eau s’écoule lentement, brûlante et son flot doux reste constant. La baignoire se remplit doucement , et là voilà enfin pleine. Une fumée douce et chaude court, roule et s’évapore à la surface de l’eau . Une douce évaporation, comme une suspension figée de l’essence de la vie melée aux fines poussières que transportent l’air. Doucement une première jambe transperce la peau du bain, et le contraste thermique me provoque un frisson délectable. Tout mon corps s’enlise maintenant et une onde se forme partant de mon cou, se propageant au loin vers mes genoux emergeants. L’espace restreint m’oblige a sortir mes mollets de l’eau pour pouvoir glisser toute entière sous la surface chaleureuse. Mon dos s’enfonce et s’allonge au fond du bain, mes cheveux flottent et ralentissent leur mouvement, le visage immergé, je retiens ma respiration et le silence se fait . Mes pieds en appui sur le mur me rappellent que le monde existe encore et que je me dois de respirer, mon nez remonte alors, seul, à la surface, mon cou se tend et mon front bascule en arrière. Mes cheveux et mon corps tout entier se mouvent dans un monde en trois dimensions sans obstacles si ce n’est les parois qui le retiennent. Doucement respirer, ouvrir les yeux en dessous du monde, et voir les ondulations sous une autre perspective. Les voir naitre sous la force de ma respiration, se propager puis se dissiper. Etre calme et ne plus penser. Effacer les douleurs, les doutes et les peurs. Silence d’esprit. Le temps passe et j’emerge doucement de ma torpeur, retrouver le monde et sa dureté, sa froideur. Un homme prie au dehors, et le poid de l’âme et du corps pèsent soudain comme un fardeau. Le bain est froid, la nuit est tombée. Ecouter les dernières gouttes tomber du robinet et exploser en multitudes de perles, formant ainsi la dernière onde. Sortir … et douter de tout.


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